Editorial

[Editorial] Sommes-nous heureux ?

Il y a l’approche de Moody’s, de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. Puis il y a cette autre voie, bien moins utilisée. Elle reconnaît la nécessité pour une nation de générer de la valeur économique. Mais ne limite pas sa réussite et son horizon de développement au seul indicateur de la richesse créée par habitant. C’est l’approche qu’ont adoptée trois économistes depuis 2012. Adam Smith théorisait sur

Les rédactions du «nisa»

Malbar la panse pei-la pou li. Kreol nek konn amize. Tou laskar fanatik. Bann blan rasis. Avouez que vous connaissez au moins une personne dans votre entourage qui utilise régulièrement ce genre de phrases. Voire, qui propage cette sorte de préjugés à la première occasion. Si cela se trouve, vous adhérez à une ou plusieurs de ces raccourcis. Après tout, notre pax mauriciana est un drôle d’arrangement sociétal qui a

[Editorial] Ce que Ramgoolam sait et ce qu’on ne lui dit pas

Navin Ramgoolam donne le change entouré d’élus rouges et des cadres de son parti. Lors de ses conférences de presse et durant ses évènements publics, le Parti travailliste (PTr) affiche une unité de façade. Mais en coulisse, la plus vieille formation politique du pays est gagnée par des spasmes. Perdus et démotivés, les ténors du PTr doutent. Ils parlent à leur leader qui, pensent-ils, ne les entend pas. L’ancien Premier

[Editorial] Et si Jugnauth maintient la partielle ?

Ce serait de la folie furieuse, diront ceux qui connaissent un peu Piton/Rivière-du-Rempart (no 7). Pourtant, au gouvernement, on commence déjà à affirmer qu’une partielle aura bien lieu dans cette circonscription après la démission de Vishnu Lutchmeenaraidoo comme élu et ministre, ce 21 mars. Si Pravind Jugnauth choisit cette voie, son intention sera claire : il tient à prolonger son mandat jusqu’à son extrême limite. Pour ne rappeler le pays aux urnes

La honte de Lutchmeenaraidoo est celle du gouvernement

L’opposition ne se prive pas d’utiliser la «honte» de Vishnu Lutchmeenaraidoo contre le gouvernement. Dépêché au front pour tenter de minimiser la bourde de l’ancien ministre des Finances de Sir Anerood Jugnauth (SAJ), Zouberr Joomaye ne fait pas grand cas de la «saute d’humeur» de l’actuel ministre des Affaires étrangères. Tandis que Ravi Rutnah relève, sur Radio Plus, que Lutchmeenaraidoo a jadis été un grand économiste afin de mieux insinuer

Il était un petit navire mauve…

… qui n’avait pas vraiment navigué. A l’aube de ses 50 ans, le temps passé par le MMM au pouvoir est inférieur à 10 ans. Soit bien moins de la moitié de la période que les leaders du MSM et du Parti travailliste – anciens et actuels – ont passé au gouvernement. Si, dans le passé, l’opposition mauve a conduit des gouvernements à revoir leurs politiques ou à consentir à

Gare à l’arrogance

«Dans cette chaleur du succès, la victoire peut vous pousser vers l’arrogance, la surestimation de vos capacités (…). En allant trop loin, vous vous créez plus d’ennemis que vous n’en battez». Robert Greene dans Les 48 Lois du Pouvoir Δ «Toute campagne guerrière doit être réglée sur le semblant ; feignez le désordre, ne manquez jamais d’offrir un appât à l’ennemi pour le leurrer, simulez l’infériorité pour encourager son arrogance». Sun

Septembre 2000 ou décembre 1976 ?

Tout le monde le sait. Il y aura un avant et un après 25 février 2019 pour Pravind Jugnauth. Libéré du boulet Medpoint, le Premier ministre peut désormais élaborer, sans entraves, sa stratégie pour tenter de remporter les prochaines législatives. L’histoire politique est une boucle, elle se repète de temps à autre. A bien voir la situation dans laquelle se trouve le leader du MSM en 2019, on découvre des

Un paradoxe comme identité nationale

Rs 20 millions ? Rs 50 millions ? Davantage ? Personne ne sait exactement combien coûtera le nouvel exercice de nation branding que chapeaute l’Economic Development Board (EDB). Cette question taraude pourtant déjà de nombreux Mauriciens après la publication d’un appel à manifestation d’intérêts. Comme avec Maurice, c’est un plaisir en 2009, on aura pourtant à nouveau tort de seulement se focaliser sur le coût de ce nouvel exercice de

A trop vouloir tout MODIfier

Dans un hindi comique, Donald Trump avait entonné : «Ab ki baar, Trump sarkar»***. Fin 2016, le candidat républicain avait piqué le slogan de campagne de Narendra Modi pour mieux séduire la diaspora indienne installée aux Etats-Unis. Le Premier ministre de l’Inde pourrait en influencer un autre, plus près de chez nous. Des projets d’infrastructures majeurs à la sécurité nationale en passant par l’économie, le bilan du gouvernement de Pravind Jugnauth

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